vendredi 29 juin 2012

[Cinéma] Bande Annonce "Silver Linings Playbook" de David O. Russell


La bande annonce de "Silver Linings Playbook" de David O. Russe
adaptation du roman de Matthew Quick, vient d'être dévoilée.
Enjoy !




Avec : Bradley Cooper, Robert De Niro et Jennifer Lawrence. 
En quelques mots : La vie réserve parfois quelques surprises… 
Pat Solatano a tout perdu, sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents. Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et renouer avec son ex-femme. Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.

Up date 25/07/12 une photo du film Source


Update 13/09/12 : nouvel extrait source




Sortie le 21 Novembre 2012 aux Etats-Unis. 
Update 13/09/12 : Le film sortira en France le 30 Janvier 2013 sous le titre Hapiness Therapy !

Adaptation du roman éponyme de Matthew Quick qui n'existe (pas encore) en version française

mercredi 27 juin 2012

[Cinéma] Featurette de "Bel Ami" de Declan Donnellan, Nick Ormerod






Adapté plusieurs fois au cinéma, "Bel Ami" sort aujourd'hui dans les salles ciné françaises  avec au commande de cette version Declan Donnellan et Nick Ormerod.
Découvrons aujourd'hui, une featurette sur le tournage du film, avec des interviews des acteurs principaux et des réalisateurs...
5'59 bien sympathique!
Enjoy !


  
Le film en quelques mots :
L'ascension sociale de Georges Duroy, un homme arriviste et séducteur, employé au bureau des chemins de fer du Nord et qui parvient au sommet de la pyramide sociale parisienne grâce à ses maîtresses et au journalisme...
Casting : Robert Pattinson, Uma Thurman, Kristen Scott Thomas, Cristina Ricci, Holliday Grainger, Colm Meaney

Retrouvez toutes les informations sur le film sur la page Facebook
www.facebook.com/belami.lefilm
Distributeur StudioCanal


A noter : le livre commence un 28/06, le film sort le 27/06 joli !!

mardi 26 juin 2012

[Cinéma] Affiche + Photos de "Cornouaille" de Anne Le Ny

 
"CORNOUAILLE"
Réalisé par Anne Le Ny
Avec Vanessa Paradis, Samuel Le Bihan, Jonathan Zaccai
En quelques mots : 
Odile est une jeune femme indépendante et rationnelle à l'existence bien réglée. Pourtant, alors qu'elle prend possession de la maison de sa tante dont elle vient d'hériter en Bretagne, la réalité, petit à petit, commence à lui échapper… Est-ce l'endroit qui est hanté? La mémoire d'Odile qui, en se réveillant, lui joue des tours ? Ou bien Loïc, son prétendu "ami d'enfance retrouvé", qui l'entraîne vers d'étranges chemins ? Dans les brouillards de cette Cornouaille mystérieuse, rien ne se passe comme Odile l'attendait…
Au cinéma le 15 Aout 2012
Distribué par : UGC Distribution



Parce que mes origines bretonnes font que le titre m'a attiré, parce que Vanessa Paradis est une actrice que j'aime, parce que Samuel Le Bihan est un acteur que j'aime, parce que le scénario est inspiré d'un livre : « la Légende de la mort chez les Bretons armoricains », d’Anatole Le Braz. Un livre écrit dans l’entre-deux guerres, à partir des traditions orales. Je ne pouvais donc pas passé à côté de cette prochaine sortie :) Ci-dessous les premières photos en attendant la bande-annonce !





"L'endroit où se déroule cette histoire peut se localiser sur une carte de Bretagne, du Finistère sud ou du Cap Sizun. Voilà pour la dénomination géographique et administrative. Mais il y a aussi un autre nom. Un nom qui, lui, parle de vent, de brume et du fracas des vagues. C'est la CORNOUAILLE. Et c'est la part rêvée de ce pays."


« la Légende de la mort chez les Bretons armoricains »

[Sortie Ciné] Du livre au ciné ! Les sorties de la semaine 27/06/12

Du livre au ciné !!
"quand le livre prend vie au ciné"

27/06/12 : Cette semaine au ciné on peut retrouver




DRAME

Le film "Bel Ami" de Declan Donnellan & Nick Ormerod est une adaptation du roman de Guy de Maupassant

Avec : Robert Pattinson, Uma Thurman, Kristin Scott Thomas, Christina Ricci, 
Synospsis : A Paris, à la fin du XIXe siècle, Georges Duroy, jeune homme ambitieux, est déterminé à se hisser au sommet d’une société qui le fascine. Des mansardes miteuses aux salons les plus luxueux, usant de son charme et de son intelligence pour passer de la pauvreté à la richesse, il quitte les bras d’une prostituée pour ceux des femmes les plus influentes de la capitale. Dans un univers où la politique et les médias mènent une lutte d’influence acharnée, à une époque où le sexe est synonyme de pouvoir et la célébrité une obsession, Georges Duroy ne reculera devant rien pour réussir.

Une seule petite sortie pour cette semaine...

[DVD] Sortie de "La vie d'une autre" de Sylvie Testud sort aujourd'hui !

"La vie d'une autre"
de Sylvie Testud

sort aujourd'hui en DVD 
chez ARP Sélection
Enjoy !



En quelques mots : Marie, la vingtaine, vient de rencontrer Paul, il est le fils de son futur employeur. Coup de foudre, il passe la nuit ensemble. Le lendemain matin, elle se réveille dans une chambre seule, où est-elle? qui est ce petit garçon qui l'appelle maman? 15 ans se sont écoulés elle ne se souvient de rien, juste de Paul dont elle vient de tomber amoureuse qui est sur les photos accrochées au mur...

Avec : Juliette Binoche, Mathieu Kassovitz, Aure Attika, Danièle Lebrun, Vernon Dobtcheff, François Berléand, Marie-Christine Adam


Bonus
Making of
Interview de Sylvie Testud
Interview des acteurs
Commentaire audio de Sylvie Testud


Mon avis : Un film émouvant à découvrir de toute urgence !Lire le livre : l'aimer, voir le film : l'adorer ! Sylvie Testud fait sa propre relecture et c'est divin... Juliette Binoche éblouie, Mathieu Kassovitz charme. Un film IDÉAL ! Un film où l'on aime TOUT, l'histoire, la musique, les images, Marie, Paul... Un film sur la mémoire qui nous fait aussi aimer les souvenirs qu'il nous laisse...



lundi 25 juin 2012

[Citations] du jour



« Le cinéma se nourrit de littérature, et la littérature se nourrit de tout, notamment de cinéma. » [Martin Page]

[Cinéma] Lancement du tournage de "MALEFICENT" de Robert Stromberg


Première image d'Angelina Jolie en Maléfique...


Nouvelle adaptation au cinéma : le tournage de "Maleficent"

Inspiré du conte populaire "La Belle au bois dormant" adapté par Walt Disney en 1959, lui même inspiré des plus célèbres versions de Charles Perrault, publiée en 1697 et de celle des frères Grimm (Dornröschen) publiée en 1812, MALEFICENT nous raconte ici l’histoire inédite de Maléfique, la très aimée méchante du classique DisneyLe film révèle les événements qui lui ont endurci le cœur et l’ont conduite à jeter un mauvais sort à la petite Aurore.

C'est donc officiel, les studios Walt Disney ont annoncé il y a quelques jours, que le tournage du film "MALEFICENT", avec l’actrice oscarisée Angelina Jolie, avait débuté mercredi 13 juin et devrait s’achever mi-septembre pour une sortie dans les salles de cinéma prévue pour 2014.

Version prometteuse...

Il s’agit de la première réalisation du chef décorateur oscarisé à deux reprises Robert Stromberg (AVATAR, ALICE AU PAYS DES MERVEILLES). Le film est produit par Joe Roth et écrit par Linda Woolverton (LE ROI LION, LA BELLE ET LA BÊTE). Les producteurs exécutifs sont Angelina Jolie, Don Hahn, Matt Smith et Palak Patel.

Parmi les acteurs figurent également Sharlto Copley (DISTRICT 9), Elle Fanning (SUPER 8), Sam Riley (SUR LA ROUTE), Imelda Staunton (VERA DRAKE), Miranda Richardson (THE HOURS), Juno Temple (REVIENS-MOI) et Lesley Manville (SECRETS ET MENSONGES).

L’équipe technique réunit le directeur de la photographie oscarisé Dean Semler (DANSE AVEC LES LOUPS, AU PAYS DU SANG ET DU MIEL), le chef décorateur Gary Freeman (IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN, LA MORT DANS LA PEAU), la chef costumière nommée deux fois aux Oscars Anna B. Sheppard (LA LISTE DE SCHINDLER, LE PIANISTE) et le maquilleur couronné par sept Oscars Rick Baker (LA PLANÈTE DES SINGES, MEN IN BLACK).

Je suis sourire sur ce projet :) A suivre donc...

[Cinéma] Affiche + photos+ BA de "Jane Eyre" de Cary Fukunaga

Découvrez l’affiche du film, les premières photos 
et la Bande Annonce de
"JANE EYRE" de Cary Fukunaga
adaptation du roman de Charlotte Brontë


Au cinéma le 25 Juillet 2012
UGC distribution

Réalisé par Cary Fukunaga
Avec Mia Wasikowska , Michael Fassbender, Jamie Bell, Judy Dench, Sally Hawkins
En quelques mots : 
Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester. Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...







dimanche 24 juin 2012

[Cinéma] 2ème Teaser "Twilight - Révélation Chapitre 2" de Bill Condon

Après le teaser fin mars voici un nouveau teaser 
qui nous en révèle un peu plus de
 Twilight -Breaking Dawn Part 2
Enjoy!!

en V.O.


en V.O.S.T. Version Française 
 




Twilight - Révélation partie 2 sera au cinéma le mercredi 14 novembre 2012
Distributeur : SND
En quelques mots : Désormais parents d’une petite fille, Edward et Bella devront faire face à leurs ennemis pour protéger leur enfant, menacé par la famille Volturi.
Toujours aussi impatiente...
Quelques scènes aperçues me semblent bien être dans la lignée de tout ce que j'ai aimé de la première partie version Bill Condon... A suivre...

source : allociné via @snd
source : http://www.rpattzrobertpattinson.com

mercredi 20 juin 2012

[Sortie Ciné] Les sorties ciné de la semaine 20/06/12 - du livre au ciné !

Du livre au ciné !!
20/06/12 : Cette semaine au ciné on peut retrouver



COMEDIE

Le film "Ce qui vous attend si vous attendez un enfant" de Kirk Jones (II) est inspiré du Best-Seller, un guide de la grossesse, très populaire aux Etats-Unis, écrit par Heidi Murkoff

Avec : Cameron Diaz, Jennifer Lopez, Elizabeth Banks, Anna Kendrick, Brooklyn Decker, Matthew Morrison, Chace Crawford, Joe Manganiello, Thomas Lennon, Rodrigo Santoro, Chris Rock et Dennis Quaid.
Synospsis : Fous de joie à l’idée de fonder une famille, Jules, séduisante icône du fitness à la télé, et Evan, star d’une émission de danse, réalisent que leur vie sous les projecteurs n’a aucune chance de résister aux exigences inattendues qui accompagnent une grossesse. Wendy, auteur à succès, folle de bébés, se retrouve pour la première fois dans la peau des futures mamans auxquelles elle prodigue ses conseils et découvre les surprenants effets physiques engendrés par les hormones de la grossesse. Son mari, Gary, essaie de ne pas se faire humilier par son père, doté d’un esprit de compétition affûté, dont la très jeune femme trophée, Skyler, attend des jumeaux. Holly, photographe, se prépare à parcourir le monde pour adopter un enfant, mais son mari Alex ne se sent pas prêt et tente de contenir sa panique avec l’aide d’un groupe de jeunes pères solidaires parlent avec franchise de la paternité. Rosie et Marco, deux chefs cuisiniers rivaux de « food trucks », ont une aventure et se retrouvent face à un dilemme : que faire quand votre premier enfant s’annonce avant votre premier rendez-vous ?




THRILLER
"L'ombre du mal" de James McTeigue s'inspire pas des nouvelles d'Edgar Allan Poe, mais aussi à la vie du poète. 
    Avec : John Cusack, Luke Evans, Alice Eve, Brendan Gleeson, Kevin McNally, Oliver Jackson-cohen, Jimmy Yuill, Sam Hazeldine
Synopsis : 
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs 
Edgar Allan Poe n’aurait jamais imaginé qu’un de ses "admirateurs" serait assez fou pour recréer les horribles crimes nés de ses délires littéraires ; assez pervers pour l’obliger à devenir son biographe et à narrer par le menu ses sanglants exploits, mis en scène avec une précision diabolique ; assez cruel pour lui enlever la femme de sa vie et l’ensevelir en lui laissant tout juste quelques heures pour la sauver… Pour un écrivain, rien n’est plus troublant que de voir ses fictions prises au pied de la lettre, et ses personnages de fiction s’incarner dans le monde réel. Mais pour l’auteur des "Histoires extraordinaires", l’enjeu est de retrouver au plus vite son "double" démoniaque pour éviter de sombrer lui-même dans une folie sans retour…

lundi 18 juin 2012

[Pause Vacances] Quelques jours "OffLine"


[Pause Vacances]Quelques jours sans billets...
Rendez-vous dimanche pour une mise à jour 
des dernières actualités Ciné & Livres !
avec normalement, côté adapation, un petit teaser de
"Twilight - Révélation part 2" mercredi...^^

[Cinéma] "Blanche Neige et le chasseur" de Rupert Sanders


« Blanche Neige et le chasseur » de Rupert Sanders
Distribué par Universal Pictures International France

En quelques mots : Il était une fois dans un pays lointain, une jeune princesse orpheline nommée Blanche Neige. Enfermée par sa belle-mère, la reine maléfique Ravenna dans une des hautes tours du château depuis des années, elle survit grâce à son courage et son contact avec les animaux. Petite fille rebelle, courageuse et belle, ses qualités n’ont fait que grandir durant ses années d’enfermement. Un jour, la Reine suite aux révélations de son miroir magique doit tuer Blanche Neige pour rester la plus belle du royaume et conserver sa jeunesse éternelle. Maline Blanche Neige arrive à s’échapper et se sauver loin du château. La Reine folle de rage lance alors un chasseur à ses trousses…

  • En deux mots : conte & beauté
  • En une question : La beauté seule suffit-t'elle pour se faire aimer de tous ?

Adapté de nombreuses fois au cinéma (source) dont la plus connue par Walt Disney en 1937, "Blanche Neige" le conte des Frères Grimm a connue cette année non pas une mais deux versions. Je n'ai pas vu la version de Tarsem Singh, mais ici, je peux vous dire, oubliez de suite la version du conte de Walt Disney. « Blanche Neige et le chasseur » de Rupert Sanders, dont c'est le premier film, est une relecture moderne et noire du conte des Frères Grimm. Une relecture beaucoup plus proche de la version originale d’ailleurs.

On connaît tous l'histoire de Blanche Neige, ou en tout cas au moins dans ses grandes lignes. Dans cette version de Rupert Sanders, on retrouve avec plaisir l’univers féérique de Blanche Neige et les personnages principaux. Mais on assiste surtout ici à la découverte d'une nouvelle histoire où l'on conserve les points clés mais sous un nouveau jour. Une Blanche Neige plus courageuse, toujours aussi belle, mais au caractère bien trempé qui va pousser son peuple à se battre contre la Reine. Et une Reine noire pour laquelle on finit par ressentir de la compassion. Parce qu’au-delà d’une reine maléfique, elle est aussi une femme qui se révèle être en pleine détresse… Vraiment astucieux et intelligent et qui apporte une valeur ajoutée à cette relecture de Rupert Sanders.  Les célèbres 7 nains eux, sont ici plus que 7 et se font combattifs mais toujours touchants et drôles même si les noms de Grincheux, Joyeux, Dormeur, Prof, Timide, Atchoum et Simplet ne sont pas de la partie... Enfin, la présence du chasseur est ici différente  et très franchement, on ne peut que craquer pour lui. (En tout cas moi oui)^^

Une nouvelle version intéressante et réussie qui aurait peut-être juste méritée un peu plus de rythme, sur des scènes un peu moins longues et des dialogues un peu plus vifs.  Mais, même si quelques étapes du scénario sont un peu facile voir tirés par les cheveux, même si quelques longueurs viennent ralentir le rythme du film et même si quelques scènes peuvent facilement virer à la caricature, si l’on garde son âme d’enfant et que l’on garde à l’esprit que nous sommes dans un conte, on adhère assez vite à l’histoire et au film et l’on s’attache encore plus vite à Blanche Neige.

Attention cependant, je ne conseillerais pas du tout ce film à des enfants de -10 ans, les scènes de combats sont plutôt réalistes, même si peu de sang... Encore une fois ça dépend des enfants, mais beaucoup dans la salle ont été surpris par certaines scènes. Mais surtout les maquillages des personnages dont la Reine aspire la beauté et la vie peuvent être très impressionnant.

Visuellement époustouflant, les effets spéciaux nous embarquent rapidement dans un monde parallèle, un monde de contes et de rêves. Les costumes sont magnifiques, les maquillages et effets de vieillissement sont plus que remarquables. Le monde des fées est vraiment magique, chaque personnage de cette forêt plus mignons les uns que les autres. La tortue, le cerf, et les petits lutins aux regards si craquants. J’ai vraiment beaucoup aimé la beauté de cet univers parallèle à la noirceur du monde de la Reine. Certes un peu enfantin, mais franchement réussi.

Dans la catégorie des réussites, j'ajouterais aussi les changements narratifs et les ajouts ici et là, avec notamment l'enfance de Blanche Neige, l'origine de son nom, ses jeux d'enfants, son meilleur ami, son enfermement, ou encore la façon dont Blanche Neige croque la pomme, même si le sommeil de mort est mal expliqué pour celui qui ne connait pas le conte initial. Vraiment dommage, même si du coup les baisers échangés prennent une dimension supplémentaire pour ceux qui savent ^^.
Belle réussite également la relation de Blanche Neige et du chasseur qui sort du classique : princesse / prince. On est définitivement en 2012 ! ^^. Et la présence subtile du chasseur à la fin...(Love It)

Un mot sur le casting merveilleux de ce film.
Charlize Theron est renversante en reine noire, entre folie, noirceur et détresse... Le maquillage et surtout son jeu m’ont laissé bouche bée plus d’une fois. Kristen Stewart est encore une fois épatante dans ce rôle de Blanche Neige. Admirable dans l’action, elle l’est encore plus dans l’émotion. Elle est totalement cette nouvelle Blanche Neige, pleine d’énergie et de courage, tout en conservant émotion et tendresse notamment lors des rencontres qu’elle peut faire.  Mais surtout elle nous prouve encore une fois une nouvelle palette de jeu, dans l’action cette fois. Elle n’a décidément pas à rougir de sa prestation face à la grande Charlize Theron. Elles sont parfaites toutes les deux de bout en bout et dans leur face à face. Pour les garçons, Chris Hemsworth est une découverte pour ma part, et quelle découverte !! Le rebelle au cœur tendre, sur qui l’on peut compter à tout moment, grande gueule, mais toujours protecteur… On a le cœur qui bat en même temps que Blanche…^^ Ils sont décidément trop mignons ensemble et leur histoire n’entre dans presque aucun cliché. Sous le charme du chasseur, on en est pas moins touché par William le meilleur ami de Blanche Neige lorsqu’elle était enfant incarné par Sam Caflin. Ami fidèle et attirant. Le reste du casting est tout aussi bon avec le frère de la Reine Sam Spruell qui joue parfaitement ce personnage troublé et troublant. Et les nains peut-être pas aussi touchant que dans le Walt Disney, mais franchement sympathiques !! Enfin une mention spéciale pour la petite Blanche Neige enfant, Raffey Cassidy, vraiment incroyable le jeu qu’elle peut avoir à son âge. Et quel regard…

Un vrai coup de cœur donc pour ce film, qui m'a replongé agréablement dans un de mes contes pour enfants sous un nouvel angle. A conseiller à tout ceux qui ont gardé leur âme d'enfant et un peu fleur bleue.
A noter un générique de fin, pour moi de toute beauté. Entre les enchainements visuels et la musique je n’avais pas envie de quitter la salle ^^.

Une suite est annoncé j'ai envie de oui !! Vivement...

Ps : je laisse la surprise, mais écoutez bien les nains ! un vrai touche d’humour et un GROS clin d’œil bienvenue.


En bref : Malgré un scénario un peu léger, un film visuellement très réussi avec un casting à la hauteur de ce conte renouvelé. Efficace et plaisant à voir et à revoir.


P'tites infos + (source):

Premier film
Blanche-Neige et le chasseur est le premier film de Rupert Sanders, ce qui est assez rare pour une production d'une telle ampleur. Avant d'être choisi pour mettre en scène ce film, il avait réalisé quelques spots publicitaires et courts métrages. A noter que c'est également le premier long métrage écrit pour le cinéma par Evan Daugherty. 
NB : Il a l'air plutôt carrément beau gosse non? ^^

Actrice préparée
En préparation de son rôle, Kristen Stewart, l'interprète de Blanche-Neige, s'est entrainée pendant plus de quatre mois à l'équitation. Elle a également travaillé avec une spécialiste pour obtenir un accent anglais convainquant, collant mieux au ton du film. Pour son premier long métrage d'action, l'actrice a également dû s'entrainer dur pour faire elle-même quelques cascades.

Une costumière multi-oscarisée !
La chef-costumière de Blanche-Neige et le Chasseur, Colleen Atwood, est lauréate de pas moins de trois Oscars ! Elle fut récompensée pour son travail sur Chicago (Rob Marshall, 2003), Mémoires d'une geisha (id., 2005), et pour la relecture du roman de Lewis Carroll par Tim Burton, Alice au Pays des Merveilles (2010). 

Jeux de symboles
Les costumes de Blanche-Neige et le chasseur ont été conçus dans la logique du conte des frères Grimm, et en reprenant la portée symbolique de l'histoire. Ainsi, les costumes du roi Magnus (Noah Huntley) arborent les armoiries du monarque, composées notamment de la pomme, symbole de vie et de paix. A l'opposé, les symboles rattachés à la Reine maléfique Ravenna (Charlize Theron) sont liés à la mort, avec un arbre asséché, noir et sans vie.
Trucs et astuces pour "faire un nain"
Une des grandes difficultés du tournage a été de faire en sorte que les scènes avec les nains et les autres personnages soient crédibles. Pour créer la différence de taille, l'équipe utilisa plusieurs techniques et astuces déjà employées sur les films de la trilogie du Seigneur des Anneaux : plates-formes surélevées, doublures, surimpression de visages, etc.


ET donc à découvrir l’histoire originale avec « les contes de Grimm » des Frères Grimm
Pour les 200 ans des Contes des Frères Grimm, une réédition des 27 histoires les plus populaires comme Blanche Neige, Cendrillon, La Belle au bois dormant... accompagnées d'illustrations anciennes.
Les contes des Frères Grimm, de Noël Daniel, éditions Taschen, 29€

Et découvrir le livre tiré du scénario du film : mon avis à venir
"Blanche-neige et le chasseur" de Lily Blake
à partir de 15 ans
Grand Format
Prix : 16 €
272 pages
Sortie le 13 Juin 2012


 

dimanche 17 juin 2012

[DVD] "Un flic pour cible" de Dito Montiel



"Un flic pour cible" - "The son of no one" de Dito Montiel
Distribué par la Metropolitan Filmexport  – Sortie du DVD le 1er juin 2012

En quelques mots : Jonathan, jeune flic, est muté dans le quartier de son enfance. Un lourd secret pèse sur lui et son meilleur ami Vinni. Depuis quelques jours un corbeau envoie des indices à une journaliste locale.
  • En deux mots :  secret & protection
  • En une question : Que faire lorsque tout tourne mal ?

« Un flic pour cible » de Dito Montiel est un film qui m’a attiré par son casting, Al Pacino, Ray Liotta, Juliette Binoche, Channing Tatum et Kathie Holmes. Franchement prometteur !

Mais bien que doté d’un casting d’exception, « Un flic pour cible » me laisse un goût de lenteur et de déception.
Pourtant l’ambiance lourde ne me quitte pas tout le long du film (suis sensible et flipette hein), mais un truc ne prend pas, sans trop savoir quoi. On sait dès le début le lourd secret qui hante Jonathan. Lorsqu’il était enfant, logé chez sa grand-mère, dans un quartier malfamé de la ville, Jonathan (Milk) a tué par légitime défense. Protégé par son meilleur ami Vinny et surtout l’ancien équipier flic de son père décédé, le détective Stanford (Al Pacino) il va grandir avec ce lourd secret. Mais aujourd’hui quelqu’un balance l’info à une journaliste aux dents longues, Juliette Binoche.

On alterne alors tout au long du film à un jeu d'alternance, entre passé et présent, assez bien équilibré d'ailleurs et plutôt bien rythmé. A noter que le petit Milk, Jake Cherry, est absolument adorable et touchant et le petit Vinny, Brian Gilbert, tout autant. Mais le passage à l’âge adulte et la froideur de Jonathan m’ont laissé de marbre à part peut être dans les 15 dernières minutes. Dommage… La seule intrigue résidant dans la quête du « qui est derrière cette dénonciation » ? Et franchement je dois dire que je ne l’ai vu venir qu’au dernier moment. Bien vu.

Malheureusement ce que je retiens surtout c’est que l’ensemble semble joué avec un frein à main. Comme si on avait une Ferrari entre les mains et que l’on respectait tout le code de la route, re dommage…

Al Pacino et Ray Liotta jouent très bien leurs rôles et j’ai un coup de cœur pour cette scène entre ces deux là et Channing Tatum, la police mafieuse est là ^^. Juliette Binoche a un rôle très court et plutôt sous exploitée même si elle brille réellement dans chaque scène. Kathie Holmes fait elle, ce qu’elle peut pour tenir une place qui ne lui en laisse justement pas beaucoup…  Channing Tatum est plutôt surprenant de sobriété, mais Jonathan qui semble être un supra solitaire et ne sachant franchement exprimer ses sentiments ne m'a pas touché plus que ça. Son passé explique sûrement cela, mais cela créé un ensemble assez mou et détaché, vraiment dommage. Tous les ingrédients semblaient pourtant être réunis.

Finalement j’aurais peut-être préféré que la partie des enfants soient exploitée plus longtemps, les petits sont absolument épatants. Rigolo d’ailleurs de voir dans la making of, que le réalisateur porte le bonnet comme le petit Milk.^^

Donc au final je dirais oui voir le film pour les acteurs présents au casting, tenir la distance pour comprendre qui est derrière tout cela, mais pas certaine d'avoir envie de le revoir un jour...


En quelques mots : Malgré un très beau casting et une tension ambiante un sentiment de déception plane...On survole l'histoire, les personnages, tout. Dommage.

Contenu DVD :
-Making Of de 5mn
-Bandes annonces



Merci à Cinetrafic pour cette découverte  ;)

Découvrez aussi plein d’autres films sur Cinetrafic dans la catégorie Film à voir et la catégorie sortie cinéma

A noter (source): 

Secrets de tournage
Pacino remplace De Niro

C'est Robert De Niro qui fut le premier sondé pour jouer le rôle du détective Stanford, mais il s'est finalement vu remplacé par son acolyte de toujours Al Pacino, pour cause d'un emplois du temps trop chargé.

Viril' Binoche
Dans le scénario initial, le personnage de la journaliste Lauren Bridges (Juliette Binoche) était spécialement conçu pour être joué par un homme. L'actrice a toutefois convaincu les producteurs de lui attribuer ce rôle, mais à une seule condition : s'en tenir aux dialogues d'origine, quitte à faire preuve d'une virilité poussée !

samedi 16 juin 2012

[Livre] "Un pur hasard" de Frédérique Deghelt


« Un pur hasard » de Frédérique Deghelt
Editions du moteur
www.leseditionsdumoteur.com
[Fondées en janvier 2010, les Éditions du moteur sont nées du désir de créer un pont entre la littérature et le cinéma, en proposant à des auteurs de talent d’écrire des histoires courtes potentiellement adaptables.]

En quelques mots : San Francisco, un matin par hasard, Benoit croise Yann. Yann c’était son meilleur ami au lycée. 20 ans se sont écoulés. Benoit est marié, a 2 enfants, mais est en plein désamour. Yann lui, est célibataire mais vient de trouver l’amour.

  • En deux mots : désamour & amour
  • En une question : Et si perdre l’un permettait de retrouver l’autre ?

J’ai découvert « Un pur hasard » parce que j’ai adoré « La vie d’une autre » de Frédérique Deghelt,  adapté par Sylvie Testud, (mon avis ici sur le livre et le film). Je ne pouvais donc pas passer à côté de ce nouveau livre. Une courte nouvelle parue en début d’année.

54 pages qui passent bien trop vite ! Petit format, mais grand moment !
A mots délicats et drôles Frédérique Deghelt nous fait partager les retrouvailles de ses deux amis perdus de vue.

2 potes qui se retrouvent et rattrapent leur passé,  le temps d’un café. Benoit était le tombeur du lycée, musicien au charme ravageur, Yann était le matheux de la classe et plutôt asocial, mais à l’époque ils étaient inséparables. Aujourd’hui, Benoit est un musicien de Jazz de renommée internationale, marié depuis 20 ans avec 2 enfants, mais depuis quelques temps, le couple se déchire et la rupture est imminente. Yann lui commence une nouvelle vie à San Francisco après avoir baroudé dans le monde après un événement douloureux. Aujourd’hui il est plus heureux que jamais, il vient de rencontrer le GRAND amour. L’un finit, l’autre commence.

Un régal à lire, frais, piquant et drôle avec des mots choisis avec soin et un rythme toujours aussi efficace. Et une intrigue qui rebondit deux ou trois fois de manières imprévues. Même si l’on peut sentir le dénouement pratiquement dès le début, le chemin pour y arriver est retardé habillement. On croit que, et puis non, et puis si, et puis non… C’est souvent avec le sourire aux lèvres que les pages se tournent et que les mots défilent. Mais je n’en dis pas trop, je vous laisse être agréablement surpris. Tout comme j’ai pu l’être.

De plus, cette fois, après la vison de Marie dans « La vie d’une autre », l’auteure fait le choix audacieux pour une femme d’offrir aux lecteurs le point de vue de l’homme. Nous sommes dans la tête de Benoit. Tout comme lorsque les hommes donnent la parole et les mots à un personnage féminin, je trouve cela osé et peut-être finalement assez juste. Toujours plus facile de juger et cerner les autres que soit même non ?

C’est d’ailleurs aussi la thématique de cette nouvelle… Benoit qui perd l’amour de sa femme, parce qu’il ne l’a « voit » plus…obnubilé par lui, sa musique et sa vie. Son égoïsme. Une vérité qu’il va se pendre en pleine face lors d’une scène où les mots percutent comme des claques ce personnage qui en reste sans voix…

La vraie réussite de cette nouvelle, à mon sens, est la dynamique dans laquelle elle nous plonge et nous attrape très vite. Nous sommes directement immergé dans la rencontre de ses deux amis, pour ne plus les lâcher durant les quelques jours qui suivent.

Un livre court mais excellent, comme un rendez-vous réussi, une belle soirée, un bon moment. Auquel on repense volontiers. Comme si l’on avait eu des nouvelles d’amis qui nous sont chers. Étonnant comme l’auteur arrive très rapidement à créer un lien entre les personnages et nous. Ponctué par des moments clés comme cette musique qui passe à la radio, comme un signe, que peut parfois nous balancer la vie. Un regard, un sourire, un éclat de rire. Se comprendre sans se parler.  Ces petits moments qui nous rappellent une complicité qui n’est plus quotidienne, mais bien présente tout de même. Lors d’une rupture, on oublie souvent qu’un jour on s’est aimé très fort…

Un va et viens, une valse entre les personnages, on croit que…, et puis non. Des personnages qui se croisent comme une valse, mais qui font demi-tour au dernier moment. Qui se tourne le dos sans se voir. Mais la musique s’arrête et l’on voit, ils voient…. Des mots qui défilent comme une chanson harmonieuse et qui rebondit par des actes et ce que se passent entre eux. Tel la musique de Benoit, le jazz, un tempo bien précis et dynamique qui passe du lent au plus rapide. Frédérique Deghelt fait ici swinguer les mots et nous offre un épilogue IDEAL où le sourire se dessine un peu plus de ligne en ligne…

9/10

En bref : Un petit plaisir de lecture, un rythme vif et dynamique. On assiste en quelques pages au hasard de la vie et à la remise en question d’un homme et d’un amour, d’un homme et d’une amitié.

Morceaux choisis / Citations :

«Il y a dans les probabilités un facteur qui échappe aux mathématiques, la pertinence du hasard dans les retrouvailles…»

«ce qu’il est devenu m’intrigue et promet de me distraire de mes monologues de vieux con en rupture.»

«Car c’est ainsi que nous allons, barques luttant contre un courant qui nous ramène sans cesse vers le passé» FS Fitzgerald – Gasby le Magnifique

«Les enfants ont le chic pour poser de mauvaises questions au bon moment.»

«-cette femme est un rêve !
-    o.k. moi, je vais te laisser là pour rejoindre la réalité !»

«Il est barré dans ses souvenirs qui, je le sens, vont percuter les miens.»

Un extrait d’"Un Pur Hasard" de Frédérique Deghelt a été joué par le comédien Hervé Guinouard et dirigé par Bruno Putzulu
J'ai lu le livre avec le comédien en tête et si adaptation un jour il y a j'espère que ce sera lui, il fait un Benoît vraiment convaincant. :)


vendredi 15 juin 2012

[Livre] "Cèdre & Baobab" de Mehdi Omaïs



"Cèdre et Baobab" de Mehdi Omaïs
Editions : Pascal Galodé Editions


En quelques mots : Anna, franco sénégalaise de 43 ans, est solitaire, ne vit que pour son travail de responsable RH et porte en elle un lourd secret marqué le poids de la culpabilité. Walid, 33 ans, est libanais, adopté par un couple de français dans son enfance, il vit en banlieue parisienne, travaille par choix et par tranquillité dans les catacombes. Mais Walid est comme déraciné et porte en lui un manque sans pouvoir précisément dire lequel. Un jour Anna se fait attaquer au volant de sa voiture et Walid va se porter à son secours… Un instant qui fera basculer leurs 2 vies…

  • En deux mots : racine & rencontre
  • En une question : Tout vient à point à qui sait attendre ou faut-il savoir provoquer son destin ?

« Cèdre et Baobab » de Mehdi Omaïs est le 4ème roman de cet auteur que j’ai découvert via « Le livre perdu » (mon billet ici) et « La mort est belle » (mon billet ici). C'est à nouveau un bonheur de livre. Un superbe couverture, un histoire pleine de rebondissements et des mots qui sonnent et résonnent en nous par leur justesse.

283 pages on l'on retrouve donc avec plaisir le style dynamique et moderne de Mehdi Omaïs et les éléments qui pour moi forment son style.

Véritable touche de l’auteur, Mehdi Omaïs évoque comme dans ses précédents romans, une histoire parsemé de référence cinéphile (Thelma et Louise, La balade sauvage, Midnight Express) et références musicales (Percy Sledge Arthur, Jospeh, Frédérick Goldman & Jones, les pixies, John Hiatt, Ludovico Einandi...). D’ailleurs un petit conseil n’hésitez pas à en googler quelques uns, ce sont de vraies petites pépites si vous ne connaissez pas.

Mais il évoque également les deux pays qui lui son cher, le Sénégal et le Liban. A coup de description pleines de sensations et d’émotions, il nous dépeint habilement des pays que l’on pourrait presque toucher du doigt, ou reconnaître si un jour nos pas nous mène là-bas.

Des métaphores pleine de sens, mais surtout des personnages touchants et attachants, qui se révèlent de pages en pages. Gardant toujours un peu de surprise…

Un livre qui nous rappelle les surprises que peut nous réserver la vie, comme Walid qui en sortant du travail après une journée difficile se retrouve dans un rue qu’il ne connaît pas, et Anna qui ne prend jamais sa voiture et qui ce jour là, alors qu'elle vient de ramener sa meilleure amie à la gare se fait agresser précisément dans la rue où passe Walid… Pourquoi eux ? pourquoi ce jour là ? pourquoi cette rue ? Peu importe, seule la rencontre compte. Et surtout tout ce qu’elle impliquera…

L'importance des rencontres et aussi un trait commun aux romans de cet auteur, mais toujours différentes, toujours insolites et originales. Ici ce sont, des solitudes qui se rencontrent et qui malgré ce point commun ne sont pas complémentaires. Tout deux marqués par de lourd secret, sans famille et déracinés… L’effet papillon de nos actes qui vont alors les porter vers leurs destins.

Un livre plein de surprise et de rebondissement aussi inattendu que beau… Dans ce roman, l'attente  du lecteur est plus dense, plus intense, les étapes et les surprises sont plus inattendues que ces précédents romans. Ne prenant jamais le chemin la facilité du cliché et de la facilité. Un rythme plaisant et judicieux avec des rappels et des métaphores simples et bienvenues.

Toujours dans un style résolument moderne, il évoque les transports en commun, parsemé désormais d’écouteur et de téléphone, chacun encore plus isolé volontaire. Chacun dans son univers. Il évoque également habilement réseaux sociaux, Star Academy, Grey Anatomy. Mais sème ici et là, des phrases merveilleuses qui alternent vérité, métaphores et mots compliqués. J’ai découvert les mots "tintinnabule", "sycophante", "argus", "atrabilaire", "priapique"... qu'il sème ici et là sans jamais devenir lourd ou pompeux, juste des petites touches qui nous rappelle la beauté des mots et le compliqué du langage et des mots oubliés...


Toujours dans la petite touche de l'auteur, le thème du père absent est aussi de retour. Anna qui l’a perdu tragiquement et lui qui n’a jamais connu son géniteur et qui a été déçu par son père adoptif… La mère ne l’est pas tellement plus, même si la mère adoptive est très touchante dans sa tendresse pour Walid et sa volonté de respecter ses choix. Le thème de l’écriture est aussi là avec la mère adoptive de Walid qui écrit des nouvelles. Avec une petite touche de destiné avec la femme de l’ancien directeur de l’orphelinat qui va lui faire une simple petite prédiction : « Ta mère vole, elle caresse le ciel »…

Un livre qui nous rappelle de ne jamais douter, de ne jamais perdre espoir et que le bonheur peut arriver à tout moment. Mais aussi le bonheur des relations vraies, franches et sincères.


Un livre qui se termine sur une frustration légère mais agréable qui pique la curiosité mais ne lèse pas trop et laisse finalement ouvert l’imagination. Qui s’ouvre sur demain… Une vie…

Envie de dire ce que j’ai aimé, d’en dire plus, mais ce fut un tel plaisir à lire et à découvrir que je ne le ferai pas. Mais décidément Mehdi Omaïs maitrise parfaitement l’art de la description, de l’inattendu dans un rythme équilibré et prenant. Le titre du roman prenant complètement sens en tournant la dernière page de ce moment passé avec Walid et Anna...


9/10
En bref : Subtil, inattendu et plein de charme « Cèdre et Baobab » se lit à tout vitesse, complètement prit dans l’histoire de ces deux êtres qui vont grâce à leur rencontre donner une nouvelle impulsion à leurs vies. Un rythme dynamique, une plume légère et belle avec de multiples métaphores pleine de sens. On ne veut quitter Anna et Walid, on aimerait que 3  petits points aillent plus loin…


Morceaux choisis / Citations :

 «Ses yeux quittent les paysages sombres du dehors et déshabillent ses semblables agglutinés, bloqués, emboités les uns dans les autres, dessinant un puzzle social exsangue.»

«Chacun est plongé dans son univers, dans son refuge musical.»

«Il réprouve avec fermeté ce réflexe permanent consistant à tout multiplier pour mieux exister. A l’instar de ces réseaux sociaux sur la toile dans lesquels les amitiés se forment aussi rapidement que les bactéries dans l’air ambiant.»

«… pour que la cloche des souvenirs tintabule dans la brume de son regard.»

«Marcel Pagnol a dit un jour : « tout le monde savait que c’était impossible. Un imbécile est venu qui ne le savait pas. Et il l’a fait. » »

«Au loin, quelques coups de klaxon proviennent de l’avenue Voltaire. Au loin, quelques cris de jeunes éméchés. Au loin, un paquet d’illusions perdues.»

«Je t’attends inconditionnellement.»

«En route vers le bureau, les visages lui viennent à l’esprit, pareils à des bandes annonces de films dans lesquels elle aurait joué.»

«Un de ces instants fortifiants où toute souffrance, tout manque se délitent comme un sucre dans un café chaud.»

«Les internes regagnent les urgences et dépeuplent l’ombre de l’arbre.»

«Un peu plus loin sur sa droite, trône un l’arbre centrale de la cour, toujours fidèle à lui-même, seul rescapé d’une époque destituées de ses charges. Orphelin de ses orphelins.»

«…m’a rattrapée quand la tristesse a bousculé mon corps.»

«que ce qui importe est désormais devant lui, accroché à l’avenir.»

jeudi 14 juin 2012

[Livre] "Celle-là" de Catherine Weinzaepflen


"Celle-là" de Catherine Weinzaepflen
Edtions : Des femmes-Antoinette Fouque

En quelques mots : Loreleï est partie de chez elle, elle marche vers l’Est. Elle fuit… Elle fuit son malheur mais ses pas vont vers demain, vont vers les autres...
  • en 2 mots : solitude & voyage
  • en 1 question : Peut-on vraiment fuir ses sentiments ?


« Celle-là » de Catherine Weinzaepflen… est un livre que j’ai découvert grâce à Masse Critique de Babelio. Attirée par le titre et par le synopsis. Le mystère entourant cette femme m’a intrigué… Que fait elle ? où va telle ? Mais le mystère est vite levé, dès les premières pages on sait qu’elle a  fuit la mort de son enfant, elle se cache, elle se terre en forêt, loin de la vie, de sa vie. Comme un retour à l’état animal pour ne plus ressentir les larmes et ce manque. Et pourtant… Il est là en elle, au bord de l’eau, à la frontière d'un autre pays où elle espère laisser la douleur derrière elle. En attendant elle marche droit devant.

On est dans la tête de l’héroïne, un peu folle, un peu perdue qui nous décrit ce qui l’entoure, ses idées, ses émotions… Consciente de son errance et de sa folie, que l’on devine volontaire pour ne pas souffrir. Il est parfois difficile de suivre et comprendre où elle va physiquement et émotionnellement. Mais le sait-elle elle-même ? On assiste impuissant à la description de cette femme qui a renié tout ce qu’elle était pour ne plus souffrir. Elle vivait dans une maison, elle vit dehors. Elle faisait des listes, elle n’en fait plus. Elle lisait beaucoup, elle ne lit plus. Bavarde et entourée, elle est silencieuse et seule. Et puis finalement peu à peu, petit bout par petit bout, elle va se souvenir progressivement de « sa vie normale » comme elle la nomme elle même. Elle va s’autoriser à ressentir, peu à peu. Elle se dévoile peu à peu au détour de ses rencontres. Comme lorsque l'on a peur et que l'on avance doucement. Comme quelques choses que l'on appréhende que l'on regarde ou que l'on touche avec hésitation.

Le rythme saccadé, parfois lourd, voir ennuyeux, est « sauvé » par certaines phrases sublimes. L’auteure est poète et cela se sent. Mais un poète peut-il tenir la distance d’un roman ?  Parfois poétique et plein de vérité la plume peut aussi être imbuvable mettant des mots à la file comme on enchaine les idées sans lien véritable entre elles. Des histoires dans l’histoire, des rencontres sans importances. On marche avec elle, à côté d’elle. Elle marche jusqu’à l’oubli mais l’auteure semble aussi oublier le lecteur en route. Zut…

Tout comme ses rêves qui ponctuent la lecture. Des rêves décousus qui n’ont ni queue ni tête et ni sens, ni aide. Des rêves qui sont d’ailleurs retranscrit à la file, sans point, ni virgule. Libre et sans sens, comme les rêves. C’est un véritable exercice à lire. Sans métaphores ou alors que je n’ai pas saisi, ils n’embrouillent qu’un peu plus la lecture mais renforce la folie de Loreleï…

Une histoire profondément triste, qui a aussi pour toile de fond, le voyage et l’Histoire des pays qu’elle traverse. L’Allemagne, la Pologne, la Russie… Des pays marqués par la guerre, marqués par l’Histoire.

Malheureusement ou heureusement ?, c’est avec un sentiment d’inachevé et de soulagement pour elle comme pour moi que je termine ma lecture. Tel Loreleï je suis soulagée de cette fin, de cette fin de route. Si c’est la volonté de l’auteure alors bravo c’est réussi. C’est vrai que malgré tout elle ne m’a pas perdue en route. Mais est ce pour autant une écriture efficace ? Peut-être… Chacun ses goûts, chacun son univers…

4/10
En bref : Une histoire triste qui nous mène dans le quotidien de Loreleï, marquée par le drame de la perte d’un enfant. Qui va tenter dans l’oubli et la fuite d’oublier ce qui est et qui elle est. Un voyage qui se révèle être une route vers la vie… Entre lenteur et folie, on peut facilement perdre le fil…


Morceau choisi : 


« Autrefois je me demandais si continuer était négatif ou positif. La question était mal posée : continuer peut vous enfoncer dans l’erreur comme ça peut demander du courage. »
« J’aurais pu écrire un journal, y consigner la chronologie de mes journées mais l’histoire des vies est fausse, les événements ne se succèdent pas ils se mêlent. »
« Si peu de phrases qui circulent entre les êtres ont du sens. Comme j’aimais cette aventure qu’est la conversation… »
« Pourquoi se réveille-t’on soit ancré, soit sans repère ? »
« Il faut de la solitude pour se dépendre des moules dans lesquels on nous a plié, enfant. »
« Ce sont des choses infimes qui activent les aiguillages de nos vies. »
" le laisser faire surtout, le laisser être. »
« La clémence du temps me remet au monde. »
« - Loreleï, d’où viens-tu ?
-    d’un malheur.
-    Je sais. »
«Quand on a pris la décision de partir, on a beau être encore, on n’y est déjà plus. »

[DVD] "La Délicatesse" de David et Stephane Foenkinos


"La Délicatesse" de David et Stephane Foenkinos
Distribué par : StudioCanal

En quelques mots : Il y a 3 ans Nathalie a perdu l'amour de sa vie François dans un tragique accident de voiture. Un matin, son collègue Markus, un peu banal, pour ne pas dire laid, entre dans bureau... Soudain, une impulsion, elle l'embrasse sans bien savoir pourquoi...

  • en 2 mots : délicatesse & impulsion
  • en 1 question : la délicatesse peut-elle bousculer l'autre?

Ayant malheureusement raté sa sortie ciné, je ne pouvais pas passer à côté du DVD ! Le Jour J il est dans la boîte aux lettres et le soir même dans le lecteur DVD.
« La délicatesse », adapté du roman du même nom, écrit par David Foenkinos, un des deux frères au commande du film, franchement je ne pouvais qu'être bonheur de découvrir en image l'histoire de Nathalie et de voir la romance de Markus et Nathalie prendre vie devant moi... Et vraiment je suis bonheur.

« La délicatesse » c’est l’histoire d’une femme qui a rencontre un homme, l’aime profondément et va malheureusement le perdre tragiquement dans un accident. 3 ans plus tard, solitaire et enfermée dans son travail, elle va sous une impulsion bouleverser sa vie. Mais pas que la sienne... Elle décide d’embrasser son collègue, suédois pas franchement beau, qui vient de rentrer dans son bureau. Ce baiser volé qu’elle ne comprend pas elle-même sera-t’il le point de départ d’une histoire improbable ?

La première chose que j’ai envie de dire c’est que l’on se régale tout autant du film, qu’à la lecture du livre. Même si ce n’est pas une adaptation littérale. En effet,  ils ont du enlever tout le côté un peu «barré» du livre, comme des citations ou descriptions de produit de tous les jours. En même temps, j’avoue, dur de le casser dans un film sans que cela tourne au ridicule. Mais on y retrouve avec beaucoup de plaisir certains dialogues et quasiment tous les moments clés. Et je pense notamment aux PEZ… Je fonds… Mais là où l’adaptation est formidable, c’est que l’on retrouve la lenteur et la poésie sous-jacente de chaque scène ou de chaque personnage… On est très rapidement plongé dans une atmosphère délicate et douce. Très vite sous le charme de la belle Audrey Tautou / Nathalie et de sa belle histoire d’amour avec le séduisant Pio Marmaï / François. Mais également tout aussi vite touché par François Damien / Markus.

Je sais que j'ai lu le livre en ayant les personnages en tête, puisque le casting était déjà annoncé, mais vraiment c'est un régal de les voir se rencontrer, se bousculer, s'aimer... Le casting est idéal, Stephane Foenkinos est décidément un grand directeur de casting, chaque personnage du patron de Nathalie, à la meilleure amie en passant par la grand-mère sont absolument parfait. Vrai coup de cœur pour les réactions de Joséphine de Meaux qui tente de faire face à sa surprise lorsqu’elle découvre Markus. Et pour cette grand-mère (Monique Chaumette) qui me fait penser un peu à la mienne <3...

Certains plans sont de petites merveilles... Je pense au plan des mariées, au plan sur le toit de l'immeuble lors que Markus galant laisse passer Nathalie devant lui qui se remplace doucement par le même geste de Markus cette fois au restaurant qui laisse à nouveau passer Nathalie... Astucieux...
Et GROS gros coup de cœur pour la dernière scène dans le jardin…

Un mot sur la BO. Sublime musique d’Emilie Simon… J’aurais aimé lire le livre avec sa musique dans les oreilles… Elle renforce les émotions. Elle donne une impulsion à la fois plus nostalgique et plus tendre à certaines scènes. Ou rend un moment plus léger ou plus profond. Selon le making off dans les bonus DVD la consigne était de donner un air végétal au film et c’est tout à fait ça. Telle les clochettes du muguet, les sons sont délicats et frais…

« La délicatesse » est délicat, agréable, délicieux et sensible de bout en bout. Dans l’histoire, les acteurs, l’image, le son, la musique, on se laisse porter sans jamais voir passer les 1h45 qui viennent de passer…
Comme le dit admirablement le réalisateur ce film « driste » drôle et triste à la fois qui attrape facilement nos émotions et  nous rappelle habilement que les apparences sont souvent trompeuses et qu’il faut savoir aller au-delà. Mais aussi que la vie réserve bien des surprises et parfois les plus inattendus sur une simple impulsion. Les moments et les personnages un peu laids de prime abord, peuvent devenir beaux, charmants et touchants. Et qu’avoir un peu de délicatesse c’est aussi respecter l’autre et permet d’obtenir bien des choses…

Au final je dirais lire le livre d’abord, pour avoir le bonheur de voir les mots prendre vie…
Je vous conseille également les bonus tous plus délicieux les uns que les autres. Avec des révélations de Stephane et David Foenkinos ou des acteurs. Incontournable également un entretien avec Emilie Simon sur son processus de création.


Morceaux choisis / Citation : 
"Elle me permet d'être la meilleure version de moi même"
 "J'aime mieux avoir mal au cou que mal au coeur"

En quelques mots : une Comédie romantique délicate et douce. Parsemée de bons mots, de bons sentiments et d'une belle BO. Un amour inattendu au delà des apparences.

Bonus DVD Un vrai plus !
Making of (25') Les coulisses du tournage et interviews des acteurs et réalisateurs.
Court métrage de David et Stéphane Foenkinos (13') inattendu et ma foi plutôt réussi !
Bêtisier (11') Savoureux !
Clip d'Émilie Simon (4') Délicat...
Concert de l'avant-première (10') Charmant !
Bande-annonce (2')


Mon avis sur le livre : "La délicatesse" de David Foenkinos


P'tites infos + (source): 

Un baiser (vraiment) inattenduPour la très importante scène du baiser volé, les réalisateurs cherchaient à obtenir la réaction la plus spontanée possible de l'acteur François Damiens. Ainsi, le jour venu, les cinéastes ont décidé de changer l'ordre du tournage et de filmer plusieurs autres plans annexes, tout en laissant le comédien dans l'attente... Quand l'acteur n'avait même plus la certitude de tourner la scène à ce moment-là, Audrey Tautou l'a embrassé d'un coup !